La Chronique internationale

Après Copenhague, l’avenir du climat passe-t-il par l’assurance ?
Publié dans la Tribune de l'Assurance Février 2010
Si beaucoup se sont attristés du fait qu’à Copenhague la machine onusienne ait été si peu productive, il semble que les assureurs voient dans la prise en considération de l’environnement une chance de développement.
Si l’on se souvient que 20% des activités économiques dépendent du climat, on comprend que les assureurs s’y intéressent. L’assurance grêle fut l’une des premières garanties souscrites par les agriculteurs et l’assurance pluie est pratiquée depuis bien longtemps par les organisateurs de manifestations en plein air. Aujourd’hui de très nombreuses activités cherchent auprès des assureurs une garantie contre les effets que les changements climatiques peuvent avoir sur leur activité. Et l’assurance est dans sa fonction traditionnelle en garantissant les activités industrielles qui utilisent les énergies renouvelables.
Comme le montre un récent rapport du Comité Européen des Assurances, les assureurs européens peuvent aller bien au-delà de ces fonctions traditionnelles. Parce qu’ils paient, depuis longtemps et avec des systèmes différents selon les pays, les conséquences des catastrophes naturelles, les assureurs ont mis au point des modèles de prévision à long terme qui donnent aux acteurs, politiques ou économiques, le temps nécessaire pour prendre des mesures protectrices. Leur expérience leur permet aussi de participer à l’établissement de cartes de risques ou de règles en matière de construction d’immeubles.
Les assureurs font payer la protection qu’ils accordent et ils la font payer d’autant plus chère que la sécurité est mal assurée. L’assurance peut devenir un puissant allié des responsables politiques qui souhaitent, dans la logique de la taxe carbone, faire payer les plus pollueurs. Pour peu que les pouvoirs publics les accompagnent dans cette voie, les assureurs peuvent encourager des pratiques vertueuses, par des rabais tarifaires prolongés le cas échéant par des abondement en provenance des Etats. Parce que ceux qui l’utilisent la paie, et que son prix est directement corrélé au risque couvert, l’assurance peut, sans doute mieux qu’un impôt, distribuer des bons et des mauvais points sous forme de rabais et de surprimes, pour apporter sa contribution d’experte à une meilleure prise en compte des contraintes de l’environnement.
- En Belgique, les accidents médicaux enfin indemnisés.
- Le Pakistan : un paradis pour les bancassureurs ?
- Au Chili : les assureurs sereins après le tremblement de terre.
- L’assurance santé aux USA : vraie réforme ou simple contrôle des prix ?
- La dépendance aux USA, avantages fiscaux ou programme fédéral ?
- Après Copenhague, l’avenir du climat passe-t-il par l’assurance ?
- L’assurance Vie au Japon : de la tradition à la modernité.
- L’assurance santé en Europe : des réponses diverses à un même défi.
- En Equateur, la loi Badinter sans RC auto obligatoire.
- Les class actions : un mal avant un bien.
- Les Bermudes, archipel de la vertu ?
- Pays de l’OCDE : la disparité des retraites.
- Au Royaume-Uni les fonds orphelins ne sont pas près d’être adoptés.
- Aux USA, l’assurance du terrorisme de nouveau en question.
- En Belgique : fonds de garantie cherche assureurs à garantir.
- En Suisse, une seule autorité de contrôle pour le secteur financier.
- Au Royaume-Uni : vers une généralisation des fonds de pension.
- En Inde, des contrats santé pour les pauvres.
- En Irlande : l’auto de nouveau dans les clous.
- Au Chili, l’explosion des invalidités
- Au Mexique, la croissance tirée par la Vie
- Aux USA, l’assurance no-fault en question
- En Irak, une assurance contre la fuite des cerveaux.
- Au Bénin, une micro-assurance indigène.
- Davos, le forum de tous les risques.
- Au Royaume-Uni, la rémunération par honoraires est-elle une fausse bonne idée ?
- En Espagne, les conséquences de l’attentat du 11 Mars.